vendredi 30 janvier 2015

08. THE FLYING BADGERS

Bordeaux
1985-1988


Founded by veterans or Bordeaux R'n'R scene, the Flying Badgers played a good pop rock in the same vein as Hoodoo Gurus and early REM.



La carrière des "Blaireaux Volants" fût assez courte mais leurs rares traces vyniliques méritent le détour. Ce groupe, nommé ainsi en hommage à une escadrille américaine de la 2nde guerre mondiale (à ne pas confondre avec les "tigres volants" de Papy Boyington!), se forma autour de deux anciens de la scène rock bordelaise : François Renou (guitare) et Jonathan Hill (basse + chant). Le premier est tombé tout petit dans la bouillante marmite du R'n'R; copain d'enfance de José Ruiz avec qui il monte un premier groupe en 69 puis organise le mythique festival de Bagas en 72, François Renou opére un virage Punk en 76 avec Riot puis Control(e) dans lequel on retrouve Jonathan Hill, bassiste anglais fraichement débarqué de Sheffield. Les deux sont ensuite au début de l'aventure Standards. Après la séparation des Standards, ils se retrouvent pour créer The Flying Badgers, qui tournent dans les clubs bordelais et enregistrent pour le label local Fu Manchu un single produit par Kid Pharaon au Chalet. Le disque propose deux compos au dessus du lot dans l'esprit des Hoodoo Gurus et autres combos pop de l'époque. Production parfaite du Kid, comme toujours! Hélas, ce premier essai resta sans suite à l'exception d'un titre sur la compil' "Eyes On You" de Closer. En 87, François Renou crée le gratuit "Club et concert"  dont il s'occupera jusqu'en 2010. Il participe également à la reformation des Standards en 2005

mardi 27 janvier 2015

07. CIVILS RADIO

Orléans
1981-1985


Formidable Rythm'n'blues  by the Civils Radio, great band from the early 80's , classic pub-rock with  virtuoso harmonica player and cool french lyrics.

Les Civils radio dans Best en Juin 82


Au début des 80's, à Orléans, nous n'avions pas les Plimsouls ou les Inmates mais nous avions les Civils Radio! La comparaison peut sembler un peu osée mais, pour le teenager électrique que j'étais alors, les concerts des Civils furent les premières sensations rock'n'roll...
Avant les Civils, il y eu Important, groupe punk orléanais avec Benoit alias Camille à la basse et Philippe alias Gégène à la batterie. Dans le public, un punk à la carrure imposante est toujours au premier rang, c'est Gérard Dauphin . A la fin d'Important, Benoit récupère la guitare et Gérard la basse. Jean-Pierre, harmoniciste de grand talent, membre fondateur de La Souris Déglinguée, rejoint la folle équipe. Les Civils ont une orientation musicale claire, le Pub Rock suivant la recette du bon Dr Feelgood ou d'Eddie et ses Hot Rods, et les armes pour s'exprimer avec la rythmique de bucheron du tandem Philippe/Gérard, la telecaster de Benoit et l'harmonica de Jean-Pierre, veritable Lew lewis de par chez nous. Le chant s'oriente naturellement vers le français avec des textes sur les bagnoles, les potes, les troquets et les filles dans un registre proche de Bijou, l'humour caustique en plus. 
Lorsqu' apparait un groupe parisien new-wave ayant le même patronyme, les Civils deviennent Civils Radio même si comme le déclare Benoit " C'est pas possible de se tromper, nous on joue du Rock'n'roll!". Effectivement, la méprise est impossible tant les concerts des Civils Radio sont des purs moments de rythm'n'blues sauvage avec des hymnes repris par les fans; "Carrero et les 404", "La ville est à nous", "Révolution (tire toi ptit con)"....
 
En 82, le groupe se retrouve pleine page dans Best dans un article sur le Rock à Orléans dont ils sont les chefs de file incontestables. la même année, il sorte un 45 tours autoproduit avec la version française du "Midnight Hour" de Wilson Picket, dans une version dépoussiérée par rapport à celle de notre Johnny national et en face B, leur unique titre anglais "Nobody Talk". Le single est repéré par Laurent Chalumeau dans Rock'n'Folk.
L'année suivante des titres sont enregistrés en vue d'un mini Lp sur Midnight Records, label new-yorkais dirigé par un orléanais en exile J.D Martignon. Hélas, le projet ne voit pas le jour, pourtant, au souvenir que j'en ai, ces bandes étaient probablement les meilleurs enregistrements du groupe.
Il faut attendre 1984 pour que le jeune label chartrain Romance Records produise finalement l'album 404 sur lequel on retrouve les classiques du groupe et des reprises en français de "Diddley Daddy" ou "Dizzy Miss Lizzy". Si la production de Jean-William Thoury est un peu en-dessous de ce que donnait le groupe en concert, l'album reste un classique d'un croisement entre le pub rock anglais et la tradition d'un rock français à la Dutronc ou Bijou, avec même ce "Week-end Week-end" qui aurait mérité quelques passages radio ... Pour féter l'album, les Civils radio partent en tournée avec les Fleshtones qui viennent de sortir leur classique "Hexbreaker"!
La dernière trace vinylique des Civils Radio est la participation à la compilation "Romances 85" au coté des Hot Pants, Coronados... Le titre "La Haine" présente cette fois une production plus ambitieuse et un son étoffé par le saxophone de Mister Joe. Pourtant, pour la 404, c'est déjà la fin du voyage malgré quelques reformations épisodiques.

Gérard jouera à la fin des eighties dans les très pop Suspicious Mind. Camille rejoindra son pote d'enfance Laurent et un batteur anglais, Brian Smith, dans les Tontons Flingueurs qui de 85 à 95 poursuivirent l'aventure sur de nombreuses scènes. En 2010, les trois portes flingues enregistrèrent un album mélangeant quelques reprises bien exécutées et des titres originaux dont certains de la plume toujours alerte de Benoit. 


Photo Jean Zindel 1982
Cet article est dédié à la mémoire de
Jean-Pierre Triquet (+1987) et Benoit Bartoletti (+2011)

dimanche 25 janvier 2015

06. THE NIGHTBEATS

Tours
1987-1990 ?


One more powerpop pebble back from the vaults of  french 80's rock with The Nightbeats and their only single with two great songs.
 


Un groupe dont je ne sais pas grand chose. Trio originaire de Tours, The Nightbeats (Alexandre, Thierry et Dominique) allèrent enregistrer leur unique single chez Marc Sigrist au Chalet d'où le son impeccable et un rock nerveux agrémenté de touches powerpop, marque de fabrique du studio bordelais. A classer entre le Kid Pharaon et les Shifters...
Les Nightbeats participèrent également au premier concert de l'association Rock Garden de Nogent-le-Rotrou avec Mik Beetoven and The Magic Band de l'écurie Fu-Manchu (encore la bande du Chalet...).
Le single est dédié à Chiquita, peut-être la jolie brune en couverture sur la pochette ?....
Comme indiqué au dos de la pochette:
"Night music for night people"

mercredi 21 janvier 2015

05. SHILY BOYS - CHERRY HOGGS

Toulon
1984-1992


Another two great unknowns bands from south of France. Shily Boys and Cherry Hoggs shared the same leader, Didier Blanc and the same rythm section. They played sixties oriented R'n'R more surf for the Shily Boys and more pop for the Cherry Hoggs


Bien avant Brice de Nice, des rockers de Toulon attendaient déjà la vague!

Toulon 1984, les Shily Boys se forment autour d'un même amour du Rock'n'roll tendance garage. Les 4 garçons vont faire une centaine de concerts dans la région dont des premières parties (Doctor Feelgood, Kingsnakes, OTH…). Ils enregistrent deux démos dont certains titres se retrouvent sur les compilations cassettes "Le soleil n'est pas pour nous" et "Razedraze Molodoï" au milieu de groupes keupons. [Si vous possédez ces morceaux, n'hésitez pas à me laisser un message]



En Août 87, les deux titres de leur unique single sont enregistrés sur un 4 pistes par Olivier "The Wizzard" Joffrin, le même que l'on retrouvera aux manettes pour les TV Killers, Geedy Guts et autre Jerry Spider Gang.

La face A est une surf song à la Barracudas ou Surfin Lungs, un peu comme si les Dogs (la voix de Didier rappelle celle de Dominique) rencontraient Jan & Dean, elle est dédiée à une jeune surfeuse espagnole dont les atouts explosent sur la pochette! La face B, Indian Ghost, lorgne plus du coté du Gun Club avec un speed blues sur fond de mythologie américaine "At the church of cruisin'cars, they idolize Natalie Wood but spectres haunt the woods, another part for Robin Hood Geronimo trudding meets Shakespeare's little son in Hollywood"!




En Juin 88, alors qu'un projet d'album produit par Dominique des Dogs sur le label toulousain Swamp records est sur les rails les Shily Boys se séparent après le départ de Fred, guitariste, pour les Looney Tunes (un maxi sur Danceteria). il participera par la suite à divers projets : Twistin Bishops, Jan Solo…
De son coté, Didier participe à la formation originelle des Cryptones, stars incontestées du garage punk méditéranéen! Il monte fin 89 les Cherry Hoggs dans lesquels on retrouve Pascal et Franck des Shily Boys mais aussi Marie Julie Arnal (Cryptones, Stereoscope KJerk Explosion), Rémy Aljabert et Jérôme Altieri (Cryptones, Greedy Guts…). Le groupe sort un unique single en 1992 avec la belle pop song "Linda" dont la ligne mélodique évoque le "Be my lover" des Dogs .
Fin 95, Didier déménage à Toulouse ou il poursuit son projet musical à personnel variable "Love Potions" et monte paraléllement un studio-label ELP! Records, sur lequel sortiront une trentaine d'albums dont ceux de Indian Ghost, groupe de Joël ex-Boyscouts, qui est allé piocher le nom de son groupe sur la face B du 45t des Shily Boys….
Merci à Didier pour les infos!


samedi 10 janvier 2015

04. HOT PANTS

Paris
1984-1986
Pearhaps, one of the best live R'n'R bands from the mid eighties with the Fleshtones.  Hot Pants played a mix of classic R'n'R/R'n'B with spanish influences . Manu Chao, their leader, found large success with his following band Mano Negra and  as solo artist.


   Ceux qui ont vu les Hot Pants sur scène au cours de leur brève existence (mais néanmoins très nombreux concerts), ne s'en sont toujours pas remis. Ce groupe était une machine de guerre contre la morosité et la branchitude de certains publics de l'époque, associant la présence bondissante de Manu Chao à la rigueur rock'n'roll des trois autres, impossible de résister à l'appelle du "Junky Beat" ! 
Les Hot Pants se forment à partir de deux groupes de banlieue branchés Rockab / Rythm'n'blues: Parachute et les Joints de Culasse. Ces derniers, avec Manu au chant,  sortent même un album de classiques rock'n'roll pour supermarché "Super Boum Rock'n'roll" (honteux de la pochette, le groupe vendera même quelques copies passées à la bombe à peinture) sur lequel on peut entendre le brouillon des futurs Hot Pants.
Les Hot Pants répètent à l'Usine à Sèvres d'où sortiront bons nombres de groupes de la mouvance alternative. Le groupe tourne un peu partout et leur rock'n'roll festif fait mouche à chaque fois.

En 85 sort, sur Gougnaf movement, le single avec le bouillant "So Many Nites" (repris plus tard par manu Chao sous le titre "Merry Blues") et "Lovers Alone". La même année, le groupe place des titres sur les compilations "Romances 85" (La première version de Mala Vida qui deviendra un tube pour la Mano Negra) et "les héros du peuple sont immortels" ("Call my Name").
En 86, le fanzine Nineteen a la primeur d'une excellente reprise du "Let's Get Funky" de Hound Dog taylor sortie sur un flexi filé aux abonnés. Plusieurs labels commence à s'intéresser au groupe qui préfère sortir leur album 'Loco-mosquito" sur le petit label parisien "All or Nothing". On retrouve sur cet unique Lp les classiques du groupe "African Witch", "Junky Beat" ou leur version du "Ay Que Dolor" ( un tube gitan des 70s par Los Chunguitos bien avant les Gypsi Kings). 
Hélas, la promotion est quasi-inexistante et le groupe se saborde à la sortie de l'album suite à la divergence de vue sur l'évolution du groupe comme le déclare Manu à Nineteen en 87: "Les Hot Pants sont morts en douceur. On a pris la décision après une période assez longue pendant laquelle on se rendait compte qu'on arrivait plus à rien, que les uns et les autres, nous voyions différemment l'avenir du groupe, et que ces différences n'étaient plus conciliables. on n'avait pas mis au point un seul nouveau morceau depuis six mois... Je voulais faire évoluer le groupe dans un sens et les autres étaient réticents."


Manu, devenu trop à l'étroit dans les Hot Pants, va former son projet "alterno-mondialo-festif' la Mano Negra avec le succès que l'on sait. On y retrouve Santi, batteur des Hot Pants, qui deviendra directeur artistique chez Universal (le comble pour un ancien alternatif!).
le reste du groupe rejoint Daniel Jeanrenaud dans la deuxième formule des excellents Kingsnakes. Après la séparation de ceux-ci en 91, Jean-Marc, le bassiste, participe au groupe de chanson française "Au Petit Bonheur" alors que Pascal rejoint Chihuahua puis les Rois avant de sortir un album solo 'La vie en vrac".

 Ce post est dédié à la mémoire de Pascal Borne, génial guitariste des Hot Pants +2014

dimanche 4 janvier 2015

03. VONN

Montpellier
1981-1984
Fun, fun, fun... this was the only rule that followed this band from Montpellier. Influenced by the Ramones or the Undertones, they recorded only one single, the aptly named "Bubble Gum". Some Vonn members founded in 1984 the better known "Les Sheriff".



   Vonn est surtout connu pour avoir donné naissance aux Sheriff, groupe emblématique du punk montpelliérain au même titre qu'OTH. En mai 1981, quatre gamins en perfecto et creepers prennent d'assault la scène du petit festival de Lunel avec leur punk rock sous forte influence Ramones-Buzzcocks. Devant une telle déferlante d'énergie brouillonne et bruyante, les organisateurs plus habitués au rock babacool préfèrent écourter le set. C'est le premier fait d'armes de Vonn, car c'est ainsi que ce sont baptisés les garnements, en référence à "Orange mécanique" et à l'obsession d'Alex pour "Ludwig Von".

   Après ses débuts tonitruants, les montpelliérains se trouvent une cave de répétition, rue de l'Université, sont pris sous l'aile protectrice des grands frères d'OTH et embauchent un second guitariste au passage. En 82-83, la formation peaufine son set en quelques concerts dont une première partie d'un Johnny Thunders pas au mieux de sa forme. A l'exception de quelques reprises de Ramones, les titres sont des originaux en français aux titres évocateurs : "Bubble Gum", "Quand la ville dort" ou "Les nanas sur les flippers". A la vague keupon-Oï dans laquelle ils ne se reconnaissent pas, les cinq garçons dans le vent préfèrent un punk rock plus classique et surtout le fun, le fun et le fun. A Bloody Bass du zine "On est pas des Sauvages" qui leurs demande "Punk ou pas?", il n'hésitent pas à répondre "Non, pas spécialement; aucun atome crochue avec la vague revival. Nous aimons le rock'n'roll… les Cramps, les Fleshtones, Undertones et les trucs 77", bref Vonn se revendique plus proche des Dogs ou des Gloires locales que des Collabos. 


Guy Barral, alias Mr Vinyl, petit disquaire montpelliérain qui a déjà sorti deux simples, leur produit cet unique 45 tours 3 titres, tiré à 500 exemplaires. Si "Bubble-Gum" est bien ce brûlot surf-punk à la Ramones qui préfigure le modèle que les Shériff useront jusqu'à la corde, sur les titres de la seconde face, Vonn s'aventure avec réussite dans un rock à influence sixties plus posé qui pourrait être placé dans la filiations des frères Tandy (Gloires Locales, Nouveaux Riches…). "Nuit après Nuit", hommage à 'hédonisme adolescent , avec ses lyrics définitifs "L'amour a toujours le goût d''un milkshake", a même l'étoffe d'un tube potentiel. En 84, on parle d'un nouveau single enregistré à Rouen chez les Tandy, mais c'est le split au printemps. Un des guitaristes part au Congo (?), le batteur et compositeur Manu, l'autre guitariste Fred et le chanteur Olivier se retrouveront dans les Sheriff pour mettre en pratique avec succès la recette esquissée avec Vonn: 3 accords, textes simples et efficaces et maximum de fun! 



Merci à Thierry "Punky" Saltet pour les infos

samedi 3 janvier 2015

02. PROSPECTORS

Orléans
1985-1990
 

From old Orleans, came the Prospectors, searching for golden pop nuggets. Their only single, recorded in the famous "Le Chalet" studio, offers two power-pop pebbles from the mid 80's!



Avec un tel patronyme évoquant la ruée vers l'or et l'ouest sauvage, on imaginerait les Prospectors donnant dans le country-rock roots et poussiéreux, il n'en était rien, leurs pépites à eux étaient plutôt faites de power-pop nerveuse à la Nerves ou Hoodoo Gurus. 
Ce groupe appartient à la seconde vague de groupes orléanais, avec les Privés, les Cry Babys et quelques garage-bands n'ayant pas laissé de traces discographiques comme les Bumble Bees (avec un futur Burning Heads), les Scratching Dups ou les Moonshiners (avec des futurs Dummies et Dharma Bums). 
Formées en 85, Prospectors pratiquent tout d'abord une power-pop à influences sixties dans la lignée des Groovies ou des Nerves, ils font d'ailleurs la première partie de Paul Collins dont le "Rock'n'Roll Girl" constituera longtemps un moment fort de leur set. Au contact des déflagrations soniques venues notamment d'Australie, leur son évolue progressivement vers un Rock'n'roll racé et énergique comme en témoigne les deux titres de cet unique single enregistré en un week-end au fameux studio "Le Chalet" à Bordeaux, l'antre du Kid Pharaon. A classer entre Fixed-Up et les Shifters (pour le son assez caractéristique du Chalet).   
 
Après quelques concerts avec Les Privés, Fixed-Up ou les Sinners, une mini tournée au Québec montée par quelques rockeurs orléanais émigrés et un dernier concert épique sur une péniche parisienne, le groupe se sépare à l'aube des 90's pour les habituelles divergences de style. On retrouvera Jeff chez les Flys Fuckers puis Skull, Duskdown et récemment les Empty Bottles, Jean-Marc chez Treize, Undo puis Gin & Peanuts et Alain dans plusieurs formations, la dernière en date étant les Old Bones Brigades d'Orléans.


vendredi 2 janvier 2015

01. SNAPPING BOYS

Vienne
1981-1985


One of the best mid-80's rythm'n'blues band from France. Influenced by modern pub rock and early r'n'r, they released one Ep and one mini-Lp before changing their name to Snappin'Boys and evolving in a more Soul repertoire. 

En France, au milieu des 80s, tournaient quelques groupes de rythm'n'blues capables d'enflammer n'importe quelle salle ou arrière salle de troquet : les Hot-Pants, Fixed-Up, Batmen et Snapping boys.



Les Snapping Boys voient le jour à l'aube des eighties à Vienne autour d'une bande de copains nourris au pub rock de Feelgood et des Inmates, au punk des Ramones et aux racines ru rock'n'roll de Carl Perkins aux Them.... La première formation regroupe Michel Mélé dit "Doudoune" (chant, harmonica), Jean-Marc Beloud (batterie), Nicolas Guillot (basse) et Yves Vancoillie (guitare, chant). Aux premières reprises viennent rapidement s'ajouter des compositions originales dans le même esprit "back to the roots". 
Les premiers concerts arrivent en 81 avec un bon retou du public.
En 82, Pierre-Yves Lebouc remplace "Doudoune" au chant. c'est ce line-up qui enregistre le premier EP co-produit avec le studio Art face et comprenant 2 originaux "Honey Soft" et "She don't mind" ainsi qu'une reprise de "Lover's Rock", perle rockabilly de Johnny Horton et une version live de "I'm a lover, not a fighter" du cajun Jay Miller, plus connue pour la cover des Kinks.


 
Cette jolie carte de visite sous le bras, ils commencent à tourner de plus en plus loin de leur port d'attache et se font remarquer par le fanzine "Nineteen" qui en fait un des poulains favoris "Les Snapping Boys, c'est le groupe de province dans tout ce que ce terme a d'honorable : des galères, des perspectives pas très gaies mais une ténacité, une obstination qui réchauffe le coeur. D'autant plus que ces quatres là ont quelque chose de plus. Définitivement" Nineteen 8
En 84, les Snapping Boys recrutent Charly Markarian, grand guitariste (et pas seulement par sa taille) qui a déjà fait ses armes chez les Bopcats et Dazzlers. Leur renomée grandissante leur permet de décrocher un contrat chez Lolita, label plus spécialisé dans l'édition française des pépites de la nouvelle scène américaine. Le mini Lp "taxi Driver Business" est une des réussite de cette année pourtant riche en production avec des compos sur lesquelles les Boys ont bien digérés leurs influences pour produire un rock'n'roll racé et une reprise du "40 days 40 nights" de Don Conway également au répertoire de Fixed-up à la même époque. 

A la sortie de l'album Jean-Marc est remplacé derrière les fûts par Farid Mezazigh, l'ancien batteur de Factory.
Avant de partir en tournée avec les Inmates, également signés chez Lolita, les Snapping Boys font la dernière de l'émission "Jeans" sur FR3 Besançon.
 
Les Snapping Boys à "Jeans" en 84

Le groupe fait également plusieurs dates avec les Conquérants de rennes, autre groupe français signé sur Lolita qui pour l'occasion sort un split single promo des deux groupes.
Un des dernier concerts des Snapping Boys au Théatre Ruteboeuf, Paris, Avril 85

En juin 85, Pierre-Yves décide de quitter le groupe. "Après le maxi sur Lolita, on s'est retrouvé devant le dilemne classique : continuer de la musique en dilletante ou bien passer à la vitesse supérieure. un choix personnel s'est donc offert à chacun des membres du groupe, puisque devenir plus professionnel signifiait une motivation à toute épreuve, un investissement temps important et donc le quasi abandon de toute autre activité. Jean-Marc et Pierre-Yves ont pris eux-même la décision de quitter le groupe".

Avec l'arrivée au chant de Robert Lapassade, le groupe prend une autre direction musicale, plus funk et devient Snappin'Boys.